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LA PARENTALITE PAR ALOMERE

LA PARENTALITE PAR ALOMERE

Savez-vous que cet accompagnement est naturel chez nos amis les dauphins? La future mère dauphin est secondée tout au long de sa grossesse, lors de la naissance du petit et encore après. Alomère seconde les Parents dans leurs interrogations.


Rufo: Le rôle du père et la place qu'il prend...

Publié par Alomère sur 6 Octobre 2013, 17:46pm

Catégories : #devenir parents

Côté Mômes : Dans certains cas de divorce, le père est mis à l’écart par la mère. Comment peut-il exister sans que la mère lui donne sa place ?

Marcel Rufo : Vous me posez là la question de la condition paternelle. Celle des nouveaux pères qui revendiquent la résidence alternée, qui veulent s’occuper à temps égal de leurs enfants. En général, ce sont des hommes qui sont encore très amoureux de la femme qui les a quittés et qui, à travers leurs enfants, manifestent l’amour qu’ils ont porté pour faire des enfants avec cette femme. Et puis après, c’est vrai que dès qu’on aime, parce que l’amour c’est contagieux, on finit par aimer les enfants de la femme qu’on a aimée, c’est à peu près ça. J’ai beaucoup de respect pour ces pères plus présents. Malgré tout, la réalité fait que dans 70 à 80 % des cas dans les séparations, ce sont les mères qui s’y collent… aux enfants. Il n’y a que 30 % des pères qui sont sur le devant de la scène. La garde alternée, ça a tout son intérêt. Je suis revenu sur une position un peu tranchée que j’avais il y a quelques années. J’étais plutôt contre. J’ai évolué. Je persiste sur le fait que la résidence alternée maintient les enfants dans l’illusion que le couple se reformera un jour. «Ils s’entendent tellement bien que je ne vois pas pourquoi ils se sont quittés ». Mais après tout, j’ai vu des tas d’enfants qui ont bénéficié de la résidence alternée et qui n’en ont pas plus pâti que cela. Je m’étais trompé. A l’adolescence, en revanche, ça ne marche plus. Là, les copains comptent plus que les parents et plus que le domicile. Le psychiatre René Diatkine disait une chose remarquablement intelligente, il y a longtemps, sur les débuts de la garde alternée. Il disait « Un enfant, ça a besoin d’un père et d’une mère mais ça a surtout besoin d’une maison ». Eh bien, ce n’est pas idiot !

Côté Mômes : Dans votre ouvrage, vous parlez de l’importance de savoir d’où l’on vient biologiquement mais vous dites aussi, a contrario, que la vérité, même si elle s’avère nécessaire, ne constitue jamais un remède en soi…

Marcel Rufo : Je suis un psychiatre menteur. Ca, tout le monde le sait ! Plus sérieusement, je crois que la vérité n’est pas un médicament et que l’on peut vivre avec un mensonge à partir du moment où il n’est pas pervers. Il y a des tas d’enfants adultérins dont le père n’est pas le père biologique et qui vont très bien. La question que vous me posez est peut-être une question uniquement d’aujourd’hui. Quand les passeports auront le DNA (acide nucléique qui contient les instructions génétiques), l’ADN, dans quelques temps, on aura une paternité réelle, une paternité affective, une paternité imaginaire, une paternité romantique et une paternité passeport ! Je voudrais dire pour conclure que quand je vois une hélice chromosomique, je ne crie pas papa !

 

 

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